Ne jamais laisser passer une insinuation
La domination peut également s’exprimer par des sous-entendus ou des insinuations. Pour y répondre, il est efficace de montrer que vous avez saisi l’allusion et que vous comptez y répondre.
Une technique rhétorique efficace, utilisée notamment lors de débats politiques, consiste à recourir à la prétérition. Par exemple, si quelqu’un vous attaque publiquement, vous pouvez débuter votre réponse par : « Je ne vais pas vous dire que… » ou « Je ne vais pas évoquer le fait que… », ce qui permet de soulever le sujet tout en affichant une certaine hauteur. Cette approche ouvre la voie à une contre-attaque tout en donnant l’image d’une personne au-dessus du débat.
Cette figure de style, la prétérition, est particulièrement utile face à des tentatives de domination, car elle sert à exposer l’implicite sans tomber dans la confrontation directe.
Tourner l’adversaire en dérision
Dans les situations où l’on vous attaque de façon frontale, notamment à travers des questions orientées ou agressives, il peut être pertinent de tourner l’adversaire en ridicule. Par exemple, si l’on vous adresse une remarque absurde ou disproportionnée, vous pouvez répondre : « Si vous vous rendiez compte à quel point ce que vous venez de dire est ridicule, vous ne l’auriez jamais prononcé. »
Cette phrase, utilisée à bon escient, permet de clore la discussion sans laisser à l’autre personne le temps de rebondir. Elle positionne également celui qui la prononce comme quelqu’un de calme et nuancé, tout en déstabilisant l’attaquant.
Un exemple marquant de cette stratégie peut être observé dans un échange très vif entre Ben Shapiro, commentateur américain, et un journaliste de la BBC, où ce dernier parvient à retourner la situation grâce à une répartie de ce genre. Pour ceux qui souhaitent approfondir ce cas, il est possible de consulter l’extrait de l’interview.