Le suivi de cette maladie grâce à des tests simples et non invasifs est possible, tant sur le plan économique que sur celui de la performance. C’est ce que révèle une étude récente et très intéressante, qui suggère d’intégrer deux méthodes de suivi jusqu’alors peu connues dans la prévention et le contrôle de ce cancer.
Une étude menée au Royaume-Uni pourrait contribuer à identifier certains signes avant-coureurs permettant de détecter le cancer du pancréas à un stade très précoce et de surveiller les cas potentiellement à haut risque avant qu’ils n’atteignent un stade critique. Cette étude, que je vais aborder, a été publiée dans la revue PLOS ONE. Menée par une équipe d’experts des universités de Surrey et d’Oxford, elle a porté sur plus de 8 700 patients, suivis sur une période relativement longue, de 2007 à 2020, et analysant notamment certains symptômes possibles de la maladie : une diminution de l’indice de masse corporelle (IMC) et de la glycémie.
En résumé, les études ont montré qu’un faible indice de masse corporelle (IMC) associé à une augmentation de l’hémoglobine glyquée (HbA1c), ou du taux moyen de glucose dans le sang, peut constituer un signe avant-coureur d’un risque accru de cancer du pancréas. Cette étude cruciale a été clairement présentée par Luigi Cavanna, président du CIMOPO (Collège italien des oncologues hospitaliers), à la veille de la Journée du CIMOPO, le 12 novembre.