es réseaux sociaux regorgent de comptes qui promeuvent des régimes radicaux. Le fruitarisme, le crudivorisme, le jeûne extrême, la détox intensive… Ces pratiques sont présentées comme des voies vers la santé, la pureté et l’éveil spirituel.
Les images sont séduisantes. Des corps minces, des plats colorés, des témoignages enthousiastes. Ceux qui échouent ou tombent malades ne sont pas montrés. La réalité des carences, de la fatigue et des hospitalisations reste invisible.
Le piège de la validation communautaire
Une fois engagée dans cette voie, Karolina a probablement trouvé sur les réseaux une communauté qui validait ses choix. D’autres fruitariens, d’autres adeptes, qui partageaient les mêmes croyances et renforçaient sa conviction d’être sur la bonne voie.
Ce phénomène de chambre d’écho est dangereux. Il empêche de prendre du recul, de douter, d’écouter les signaux d’alarme que le corps envoie. La communauté valide, donc tout va bien.
L’absence de regards critiques
Dans cet univers, les avertissements des médecins ou des nutritionnistes sont souvent rejetés comme faisant partie du “système” à combattre. Ceux qui mettent en garde contre les risques sont accusés de ne pas comprendre et de vouloir maintenir les gens dans l’ignorance.
Cette défiance à l’égard des professionnels de santé est un terreau fertile pour les dérives. Elle a probablement joué un rôle dans l’histoire de Karolina.