Maintenant les contrats parlent.
Et leur voix est froide, cynique, presque tendre dans son honnêteté monstrueuse :
nous ne vous devons rien.
Vous nous devez tout.
C’est tout un système qui se révèle dans ces lignes sèches.
Une machine à broyer les corps et à blanchir les comptes.
Une liturgie de la soumission où l’État se fait proxénète et le citoyen, chair à vaccin.
Ils ne nous ont jamais aimés.
Ils nous ont simplement utilisés.
Et le pire ?
C’est que ça continue.
Que les mêmes visages, les mêmes costumes, les mêmes mensonges tournent encore à la télé en nous demandant de croire que c’était pour notre bien.
Non.
C’était pour leur bien.
Et c’est écrit.
Noir sur blanc.
Dans le contrat