Je suis entrée dans une chambre d’hôpital et me suis retrouvée face à face avec la femme qui avait gâché mon adolescence. Je suis professionnellement conservée, quoi qu’elle dise, mais le jour de sa sortie, elle m’a regardé droit dans les yeux et m’a dit d’arrêter. Ce qu’elle a dit ensuite a failli ruiner ma vie.
Je me suis figée dès que j’ai vu le nom de mon tyran du lycée sur le tableau.
Marguerite.
Pendant un instant, je suis retenu devant la chambre 304, le bloc-notes à la main, imposant de ne pas m’effondrer dans un service de médecine-chirurgie à 7h12 du matin.
Vingt-cinq ans s’étaient écoulés depuis le lycée, mais certaines choses ne vous quitteront jamais vraiment.
Je me suis dit qu’il était impossible que ce soit elle.
Si c’était le cas… ce changement allait devenir plus difficile que je ne pouvais le supporter.
Puis je suis entré.